Doutes et certitudes

Aujourd’hui je suis fatiguée. Pas seulement physiquement. Fatiguée d’espérer.

Je regarde mon site. Dix visites. Parfois moins.
Je sais que ce n’est pas une mesure de valeur, mais mon corps, lui, ne le sait pas. Il encaisse. Il traduit ça en découragement, en tension, en insomnie.

J’ai l’impression de faire tout “bien”.
D’écrire avec sincérité.
De ne pas tricher.
De travailler, corriger, publier.
Et pourtant… rien.

C’est violent, le silence. Pas une critique, pas un rejet clair. Juste… rien.
Comme si je n’existais pas.

Je continue quand même.
Pas par courage.
Par incapacité à faire autrement.

J’écris parce que je n’ai pas le choix.
Parce que si j’arrête, je m’éteins un peu.
Parce que même quand personne ne lit, le texte, lui, me regarde.

Je suis hypersensible.
Tout me traverse. Tout me touche.
Les chiffres, les absences, les espoirs déçus.
Je n’ai pas de carapace. Je n’en veux pas.

Je n’écris pas pour être “stratégique”.
Je n’écris pas pour séduire un algorithme.
J’écris parce que c’est ma façon de rester en vie.

Peut-être que quelqu’un tombera ici un jour.
Peut-être pas.
Mais ces textes existent. Et aujourd’hui, c’est déjà beaucoup.

— Ophélie

Un commentaire

  1. Ne doute pas de ton écriture. Ce que tu écris est un vrai plaisir à lire. Une seule demande : doute, mais surtout continue !
    Bises. Force, douceur et courage !

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