Mes écrits

Sur le sable exactement

Océane met ses études entre parenthèses et s’accorde quelques jours de liberté dans la maison vide de sa grand-mère, nichée entre les grands pins et l’océan. Pour les autres, elle semble fuir. En réalité, elle veut simplement retrouver le silence,…

« Sur le sable exactement » arrive !

Pendant des mois, j'ai vécu avec "Sur le sable exactement". J'ai ajouté des chapitres. J'en ai supprimé. J'ai réécrit des dialogues. J'ai déplacé des paragraphes. J'ai cherché le mot juste, la bonne respiration, le rythme d'une phrase, la musique d'une autre.

J'ai relu le manuscrit encore et encore.

Puis sont venues les couvertures. D'abord l'angoisse de ne pas en trouver une. Puis le problème inverse : en avoir presque une trentaine et devoir en choisir une seule. En laisser de très belles de côté.

Ensuite sont venues la mise en page, les remerciements, la biographie, la quatrième de couverture...

Je pensais justement à toi

Mes jambes me brûlent malgré la fraîcheur de la canopée. Les derniers mètres sont les plus rudes. Un raidillon, presque un mur vu d’en bas. J’appuie plus fort sur les pédales. Le dérailleur accroche et hésite un instant. Il a besoin d’être réglé.

La chaîne s’enroule enfin sur les bons pignons, je jette mon corps en avant et je poursuis en danseuse. Ma machine semble se soulever sous mon corps, mes jambes solidement arrimées aux sangles des cale-pieds.

La fin de la forêt n’est plus très loin. Mon cœur tambourine, j’ai encore cette impression d’avoir avalé de travers des noyaux de cerises, mais je vole à une allure assez incroyable, cheveux au vent.

Une nuit par mois

Une fois par mois, Anaïs quitte son compagnon pour retrouver un autre homme, marié et bien plus âgé qu’elle.

Ensemble, ils vivent une nuit intense, volée au reste du monde.

Dans un gîte isolé au cœur de la forêt, ils rejouent en secret un rituel qu’aucun des deux n’est prêt à abandonner.

Une nouvelle érotique sur le désir, l’attente et ces rendez-vous que l’on compte en semaines plutôt qu’en heures.

« Le Collier d’Ambre » — Making of

Les volets sont clos. L’air de ma chambre est moite.

Machinalement, je saisis la bouteille d’eau gazeuse sur le coin du bureau. Sans vraiment y prêter attention, afin que ce geste ne m’interrompe pas le fil de mes pensées.

Je relis le paragraphe. J’ai besoin de me lever. Mes jambes. Toujours des fourmis dans les jambes. Je ne suis pas une fille qui arrive à rester longtemps assise. Même lorsqu’elle écrit. Je ressens souvent des picotements.

Du texte au livre – « Lire sans fatigue » : entretien sur le projet Odelys et la nouvelle collection Grand Confort

Entretien avec Ophélie Deslys autour du projet éditorial Odelys et sa nouvelle collection "Grand Confort de Lecture" à l'occasion de la sortie du "Code est ma date de naissance" dans ce format papier à gros caractères.

"Nous passons nos journées devant des écrans. Ordinateurs, téléphones, tablettes, notifications... Nos yeux sont sollicités en permanence.
Dans ce contexte, je trouve paradoxal que certains livres continuent à privilégier l'économie de papier ou la réduction du nombre de pages au détriment du confort de lecture".

Le lundi au soleil (ou pas)

Le lundi est mon jour libre.
Celui pour faire des recherches, réviser, préparer des exposés...
En réalité, celui où j'écris.
Ou plutôt celui où j'essaie d'écrire.
Des textes qui deviennent parfois des livres. Ou pas.

Hier soir déjà, je me demandais ce que j'allais faire de cette journée. La nuit ne m'a pas davantage apporté de réponse.

Et puis il y a cette fille rencontrée à la guinguette.

Alors écrire... Écrire quoi ?

« Cristallisation » : entretien avec Ophélie Deslys

Derrière chaque livre se cachent des hésitations, des influences, des rencontres et parfois quelques obsessions. Surtout pour un premier livre.

Écrit au lycée, longtemps laissé de côté puis finalement publié des années plus tard, « Cristallisation » est sans doute le livre le plus singulier de mon parcours.

Je reviens dans cet entretien sur sa naissance, ses influences et les raisons qui m'ont finalement convaincue de le partager avec les lecteurs.

Chambre 313 – Extrait

Louise m’avait prévenue. Aujourd’hui je perdrai le contrôle.
Troisième étage. Chambre 313. Viens comme tu es.
Je ne sais pas si j’arriverai à supporter ce traitement encore longtemps.

Je devrais serrer mes cuisses. Ce serait la solution pour éviter l’accident. Mais elle me retient. À genoux. Écartée.

En appui sur mes bras tremblants, collés au matelas, je lui appartiens. Sa voix, dans mon dos, m’encourage à lâcher prise. Laisser partir mon corps.

Le libérer de ses dernières pudeurs. [...]

Découvrez les trois premiers chapitres de , mon nouveau roman Chambre 313.

Je n’veux pas rester sage

Je t’attends. Tu devrais déjà être là.

Je t’attends. Pourtant je sais que tu ne viendras pas.

Mais j’ai soif de connaître cette histoire entre toi et moi.

Je sais depuis le début que tu ne viendras pas.

Je l’avais deviné. J’aurais pu ne pas venir, rester sage.

Mais le mal est entré. Et depuis il y a de la place pour deux.

De la place pour ce désir, cette faim qui ne ressemble à rien de ce que je connais. Comme si mon corps avait décidé sans moi. Comme si mes cuisses s’étaient ouvertes d’avance à toi. Comme si ma bouche s’était déjà préparée à dire oui et à te faire tout ce qui, ligne après ligne de nos échanges, brûle mon imagination.

« Le code est ma date de naissance » – La fille de devant

Elle avait choisi sa tenue comme Diane partant à la chasse. 

Une jupe noire qui s’arrêtait juste au-dessus du genou, et un pull fin blanc, simple, presque innocent, mais épousant ses formes à la perfection. 

Le décolleté plongeait juste assez pour qu’on devine, sans tout voir, transformant ses seins en appâts irrésistibles — un piège pour mâles sensibles, en quête de quelque chose de tendre, mais ferme, à se mettre sous la dent.

Sous le tissu noir

Sous le tissu noir
Une promesse immobile
Respire trop fort

Premier rang offert
Elle s’installe comme on
S’abandonne un peu

Col blanc, gorge nue
Tout est dit sans être dit
L’attente se tend

Ses doigts sur le col
Un geste appris mille fois
Pour faire vaciller

Les cartes postales

Je suçais mon stylo.
Quand je ne le mâchouillais pas.
J’ai toujours raffolé de ces petits bouts bleus des stylos Bic.

Mamie avait de vieux stylos.
Ceux d’avant qu’ils ne collent le bout.

Et quand j’en avais terminé complètement de le transformer en chewing-gum, j’attaquais la partie en plastique qu’ils appellent « Cristal ».

Ou le capuchon.

O, comme une empreinte

Lu trop jeune peut-être... Un après-midi d'été et d'orage sans télé, océan déchaîné. Une vieille malle à livre, seule, dans le grenier chez Mamie, en attendant de pouvoir retourner à la plage.
Cette odeur de vieux bouquins humides. De papier oublié.

« Cristallisation » – Le regard #1

Et pourtant il avait longtemps considéré qu’elle n’avait rien pour elle. Qui aurait pu s’arrêter sur ses cheveux ternes, son visage sans sourire, sa peau sans odeurs, ses rires coincés au fond de sa gorge, sa manière nerveuse et désagréable…

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Pour me contacter, vous pouvez désormais utiliser ma page de contact. Après un peu de retard et de nombreuses tergiversation sur le thème, mon site avance ! J’espère bientôt le terminer, vos encouragements et messages font toujours plaisir !

Démarrage de mon site

Non je ne suis pas enceinte, et ce n’est pas prévu non plus, mais il est vrai qu’écrire et publier un livre, construire un site ensuite etc, ressemble quelques fois à un long accouchement… Je démarre aujourd’hui la construction de…