Je t’attends. Tu devrais déjà être là.
Je t’attends. Pourtant je sais que tu ne viendras pas.
Mais j’ai soif de connaître cette histoire entre toi et moi.
Je sais depuis le début que tu ne viendras pas.
Je l’avais deviné. J’aurais pu ne pas venir, rester sage.
Mais le mal est entré. Et depuis il y a de la place pour deux.
De la place pour ce désir, cette faim qui ne ressemble à rien de ce que je connais. Comme si mon corps avait décidé sans moi. Comme si mes cuisses s’étaient ouvertes d’avance à toi. Comme si ma bouche s’était déjà préparée à dire oui et à te faire tout ce qui, ligne après ligne de nos échanges, brûle mon imagination.