Quand la salle est vide

Je dors mal ces derniers temps. Je me couche tard. J’écris tard. Je pense trop.

Je regarde les chiffres. Ils sont petits. Ils font plus de bruit dans ma tête qu’ils ne devraient.

J’ai parfois l’impression de jouer dans une salle vide. Pas de huées. Pas d’applaudissements. Juste moi, et ce que j’écris.

Je continue pourtant. Parce que je ne sais pas faire autrement.

J’écris quand ça brûle. J’écris quand ça déborde. J’écris quand je n’ai plus rien à perdre.

Il y a des jours où je me demande si quelqu’un lira.

Et d’autres où je me dis que ce n’est pas la bonne question.

Peut-être que ce site est juste un endroit où je dépose ce que je suis, sans filtre, sans costume, sans promesse.

Aujourd’hui, je n’attends rien. Je laisse une trace. Et ça suffit.

— Ophélie

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