Leçon d’auto-édition n°71 : dépôt légal à la BnF

Petit article de mon journal d’atelier

Page en roue libre… il en faut parfois.
Pour respirer, surtout quand la liste des choses à faire ne désemplit pas.

N’étant pas étudiante en Histoire de l’Art ou en Littérature, mais en Histoire, je vous offre aujourd’hui un cours ludique (et à ma sauce) sur cette fascinante histoire du dépôt légal en France et de la BnF !
On change un peu de registre, mais ça fait parfois du bien !

Lundi 21 avril 2026, Chauvigny (France)

Faire à la BNF*
Ta déclaration
D’auto édition
Tu n’oublieras point…

Et ton ouvrage sera conservé pour des siècles et des siècles.
Sauf inondation ou incendie…
Vol ou perte.
Amen.

Un moment solennel !

Vous aussi comme la BNF vous voulez lire mon livre ? C’est par ici .
Allez-y. Ce n’était qu’un début. Je vous attends pour la suite.
On se retrouve après.

Pendant ce temps je ferme l’enveloppe et je colle l’étiquette d’affranchissement généreusement offerte !
En effet, si je dois payer le livre que j’envoie, la BnF bénéficie d’une franchise postale. Merci les amis !

***

* « La BNF c’est quoi Ophélie ? » 

Alors puisque vous me posez la question, je vous réponds, en vous remerciant de m’en donner l’occasion !

Jamy je t’explique tout !
Et même un peu plus !
Aller chauffe Marcel !!! 

Direction Paris et les quais de Seine !

« Établissement public sous tutelle du ministère de la Culture ( ah oui ça ne plaisante pas ! ), la Bibliothèque nationale de France a pour mission de collecter, conserver, enrichir ( mais pas de l’uranium ) et communiquer le patrimoine documentaire national, comme le stipule son décret de création. « 

La BnF a plusieurs sources d’enrichissement dont la principale est le dépôt légal, instauré en 1537 par François Ier lui-même !!! 

Eh oui le François Ier himself !

Le Roi badasse qui portait du Lacoste, mais avec une Salamandre à la place du Croco ! Et aussi des tutus par dessus de magnifiques collants ! Sans parler de ses pompes !

Le mec qui a fait venir Leonard de Vinci en France ( le Pavarotti de l’époque, un italien un peu connu en son temps et qui a peint quelques trucs sympas ) tout en lançant la mode des châteaux au bord de la Loire, avec grande piscine tout autour !

NB : le Cap Ferret, tout comme l’île aux oiseaux, étaient encore sous l’eau à l’époque ( Pascal Obispo n’était pas encore né ), il n’y avait pas de pont pour l’île de Ré, ni de TGV pour « le Sud ». 

Donc après « 15 sans 15 » ( ou 1515 comme l’écrivent souvent par erreur les historiens ), après la bataille de Marignan, après le désastre de Pavie ( et plus d’un an de prison chez son cousin Charles Quint ) : on suppose que François Ier devait être fatigué.

Il s’était peut-être lui même un peu fatigué de tout foirer… et s’être enfin rendu compte qu’il n’était pas très doué pour la guerre ( doux euphémisme ), et devait plutôt essayer la paix ( oui quand tu n’es pas le plus fort parfois ça vaut mieux ). 

Donc de retour à la maison, il avait grand besoin de penser à autre chose, et se détendre un peu !

« Quoi de mieux pour cela qu’un peu de lecture ? Je vais créer une bibliothèque ! «  se dit-il un matin en tournant en rond dans la cuisine, les bras ballants, et ne sachant que faire.

Car il avait des domestiques, et depuis une capsulite à l’épaule, séquelle d’un accident de cheval en refusant une priorité à droite ( parce qu’il téléphonait au lieu de regarder la route), il ne taillait plus lui même les haies de Chambord avec ses outils Parkside.

Il avait donc grande envie
de lire notre bon Roi ! 

Quand vous êtes un Roi vous n’allez pas chez Cultura chercher un livre. Ni à la FNAC.

Quand vous êtes un Roi, Vous fabriquez une bibliothèque nationale.
Et c’est donc ce qu’il fit aussitôt !

Après avoir épuisé le catalogue Netflix cependant.

Et s’être fait attrapé devant Pornhub ou Youporn ( il y a débat entre historiens à ce sujet ) par sa nouvelle femme Eléonore de Habsbourg qui l’a vertement réprimandé d’utiliser son poireaux dans le stupre ( elle, c’est la sœur de son cousin Charles Quint CQFD… pas le genre rigolote, très Jésus, pas du tout branchée Stella Cox ). 

Malheureusement François Ier mourru avant d’avoir la chance de lire « Le code est ma date de de naissance« . Mon dernier livre. Hélas. Trois fois hélas ! 

Le véritable DRAME de sa vie ! 

Cela restera son plus grand REGRET !

Ce qui peut ne pas être le vôtre, soit dit en passant.

Vous pouvez donc lire le livre pour lequel, entre autre ( j’en ai écrit 4, et oui déjà comme le temps file… ), François Ier a fait construire la BNF. 

Bref, l’établissement est aujourd’hui régi par le Code du patrimoine ( articles L131-1 à L133-1 et R131-1 à R133-1 si vous trouvez davantage d’érotisme à ce genre de lectures ). 

« Le dépôt légal permet d’élaborer la Bibliographie nationale française qui recense tous les documents de ces séries (à l’exception du web) édités, imprimés ou diffusés en France. »

Elle emploie 2500 salariés (environ, car il y a des départs et des arrivés, j’ai eu du mal à tous bien les compter mais ils sont supers). 

J’ajoute à ces éléments (car je sais que vous voulez encore en savoir plus), qu’avec plus de 40 millions de documents conservés dans ses 4 tours en forme de livres ( j’ai écrit 4 livres, donc une tour par livre ), la BNF de Paris (aussi appelée bibliothèque François Mitterrand, un autre François amoureux de littérature et de mes livres ! ) est la troisième plus grande bibliothèque du monde.

Derrière celle de Washington DC (170 millions), et celle de Londres (50 millions, dont plusieurs Harry Potter).

Mais je n’ai pas pu tout compter par moi même. J’ai « Chambre 313 » à finir de corriger.

Il devrait paraître prochainement. Normalement avant la construction de la 5ème tour.

En attendant vous pouvez retrouver mes premiers livres ici en ebook ou en papier ( si vous avez de la place chez vous, ou envie de commencer vous aussi votre bibliothèque comme un Roi… ou une Reine ).

***

Merci au livreur Amazon, particulièrement inventif et performant, qui a réussi à livrer mon livre à Latché et à Chambord.

Merci à Léonard et aux deux François pour leurs compliments et leurs agréables messages de soutien qui m’ont fait particulièrement plaisir.
Pensez Messieurs, à laisser 5 étoiles sur Amazon, ça m’aide à me faire connaître !

Pour passer commande de mes précédents livres c’est ici.

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Est-ce une impression,
ou Léonard est en train de réaliser mon portrait ?

2 commentaires

  1. Cette légèreté dans le texte à ta façon est tellement agréable à lire et puis bientôt un bâtiment réservé à la magicienne 😉 mais continue tout ton travail sans oublier la petite madame qui va finir au lit si elle fait pas gaffe à sa fatigue 🤣 Courage et un énorme bravo à toi ☺️

  2. Leçon d’autoédition n°71 : dépôt légal à la BnF
    Au-delà d’une histoire authentique, truffée de nombreux détails humoristiques et quelques bons mots reliant les deux époques, Ophélie nous décrit les méandres d’une institution bienveillante visant à pérenniser les œuvres des auteurs. Le ton léger et l’humour pince-sans-rire d’Ophélie nous la fait découvrir sous un nouveau jour, et j’ai adoré lire cette leçon savamment illustrée, en attendant son nouveau livre « Chambre 313 ». Bravo Ophélie.

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