Aujourd’hui je suis fatiguée. Pas seulement physiquement. Fatiguée d’espérer.
Je regarde mon site. Dix visites. Parfois moins.
Je sais que ce n’est pas une mesure de valeur, mais mon corps, lui, ne le sait pas. Il encaisse. Il traduit ça en découragement, en tension, en insomnie.
J’ai l’impression de faire tout “bien”.
D’écrire avec sincérité.
De ne pas tricher.
De travailler, corriger, publier.
Et pourtant… rien.
C’est violent, le silence. Pas une critique, pas un rejet clair. Juste… rien.
Comme si je n’existais pas.
Je continue quand même.
Pas par courage.
Par incapacité à faire autrement.
J’écris parce que je n’ai pas le choix.
Parce que si j’arrête, je m’éteins un peu.
Parce que même quand personne ne lit, le texte, lui, me regarde.
Je suis hypersensible.
Tout me traverse. Tout me touche.
Les chiffres, les absences, les espoirs déçus.
Je n’ai pas de carapace. Je n’en veux pas.
Je n’écris pas pour être “stratégique”.
Je n’écris pas pour séduire un algorithme.
J’écris parce que c’est ma façon de rester en vie.
Peut-être que quelqu’un tombera ici un jour.
Peut-être pas.
Mais ces textes existent. Et aujourd’hui, c’est déjà beaucoup.
— Ophélie


Ne doute pas de ton écriture. Ce que tu écris est un vrai plaisir à lire. Une seule demande : doute, mais surtout continue !
Bises. Force, douceur et courage !
Bonjour Eric,
Le doute est là… mais il n’empêche pas d’avancer.
J’écris malgré lui. Comme en témoigne entre autre « Laisse aller ton corps », ce livre qui parle autant de ces doutes encore présents et de la peur de la page blanche. Merci pour ta présence.
Ophélie
L’espoir est aussi important que tes écris,continue de nous ravir des ses magnifiques texte 🙂
Merci Antony,
L’espoir vacille parfois… mais l’envie d’écrire reste.
Merci de continuer à revenir me lire ici et dans mes livres !
Ophélie
Je me suis replongé dans la lecture de ton journal d’atelier « Quand la salle est vide », et « Doutes et certitudes ». Le deuxième étant une suite au premier.
J’ai partagé ta peine, et à ce moment-là j’ai pris conscience que deux mois sans rien voir bouger c’est déprimant.
Puis pendant un long moment, j’ai médité, je n’ai jamais été sensible comme ça auparavant, peut-être est-ce la solitude ? peut-être est-ce le changement vibratoire de la planète ? Je ne sais pas. Je vois le monde différemment, et je suis content quand je vois les gens heureux et triste dans le cas contraire.
J’ai attendu avant de publier et modifié le texte, car aujourd’hui, je ressens une accélération de ton activité, et ça me fait plaisir. Tu peux toujours compter sur mon soutien pour mettre en valeur tes écrits.