Sous le tissu noir

Sous le tissu noir
Une promesse immobile
Respire trop fort

Premier rang offert
Elle s’installe comme on
S’abandonne un peu

Col blanc, gorge nue
Tout est dit sans être dit
L’attente se tend

Ses doigts sur le col
Un geste appris mille fois
Pour faire vaciller

Porte qui cède enfin
Un corps entre, et déjà
Tout brûle plus bas

Voix chaude, ralentie
Chaque mot frôle la peau
Sans jamais toucher

Son regard descend
Comme une main interdite
Qui ose rester

Le temps se suspend
Entre ses jambes croisées
Et ses yeux levés

Stylo entre les lèvres
Une question sans réponse
Qui tremble un peu

Printemps dans le sang
Rien n’a encore commencé
Et tout a basculé

-Ophélie Deslys –

Fragment écrit à partir
du chapitre 1 de mon roman
« Le code est ma date de naissance »

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