When the Room Is Empty

I haven’t been sleeping well lately.
I go to bed late.
I write late.
I think too much.
I look at the numbers.
They are small.
They make more noise in my head than they should.

I haven’t been sleeping well lately.
I go to bed late.
I write late.
I think too much.
I look at the numbers.
They are small.
They make more noise in my head than they should.

Un soir, Ophélie s’endort. Quelqu’un l’attend de l’autre côté.

Des scènes surgissent quand je marche, quand je m’endors, quand je fais semblant d’écouter quelqu’un parler.
Des histoires réclament leur place.
Des phrases s’imposent, sans prévenir.

J’ai l’impression de faire tout “bien”.
D’écrire avec sincérité.
De ne pas tricher.
De travailler, corriger, publier.
Et pourtant… rien.

— What the hell are you doing here? I said, trying not to lose my temper.
— Your mom said we could crash wherever.
— So you picked my room?
— Yeah, I like the vibe of a girl's room. It's super cute. And your scent's in the sheets.

Je dors mal ces derniers temps. Je me couche tard. J’écris tard. Je pense trop. J’ai parfois l’impression de jouer dans une salle vide. Pas de huées. Pas d’applaudissements. Juste moi, et ce que j’écris.

Un. Deux. Trois. Trois jours. Ça fait trois jours qu’elle ne pense plus qu’à ça. Un. Deux. Trois. Elle est fatiguée. Elle dort mal. Elle a mal au dos. Ça fait trois jours qu’elle le tient à distance, qu’elle évite…

Read too young, perhaps.
A summer afternoon, a thunderstorm, no television.
A raging ocean outside.
A dusty old trunk of books, alone in my grandmother’s attic, waiting for the moment I could return to the beach.

Lu trop jeune peut-être... Un après-midi d'été et d'orage sans télé, océan déchaîné. Une vieille malle à livre, seule, dans le grenier chez Mamie, en attendant de pouvoir retourner à la plage.
Cette odeur de vieux bouquins humides. De papier oublié.

Les garçons ont des yeux. Et les filles portent parfois des chemises de nuit avec de simples culottes en dessous. Il est assez naturel, lorsque les deux se rencontrent, que ces yeux, même sans y penser, glissent légèrement s’imprégner la…