La porte de Louise comme un refuge

Nuit sans sommeil
l’écran éclaire mes cernes
la phrase insiste

Trois heures passées
je ferme enfin le fichier
le cœur toujours vif

Amphi du matin
ma tête tombe de fatigue
les mots s’effacent

Cours interminable
je noircis mon cahier
d’un autre monde

Travail en retard
mon esprit reste ailleurs
dans mes fragments

Je doute de tout
sauf de ce feu têtu
qui veut écrire

Corps épuisé
mais sous mes côtes brûle
une histoire vive

Je marche las
la ville ne sait rien
de mon incendie

Alors je pense
à la porte de Louise
comme à un refuge

Dans le vent froid
je prends enfin la route
vers son regard

Et ma prochaine histoire…

3 commentaires

  1. J’aime tellement tes textes,tu as un sacre talent magicienne et il va faire que grandir encore et encore et tu vas devenir bien plus visible 🙂 je te souhaite un énorme succès

  2. Une lente et courte descente aux enfers, ou la rétrospective d’un passage douloureux.
    Heureusement, il y avait une porte de sortie, celle de Louise.
    Un refuge exclusif bien à vous, et une thérapie qui vous permettra de prendre un nouveau départ.
    Longue route à vous Ophélie.

  3. Sous le poids des mots, le désir fou de l’écriture , Ophélie veut tout faire , au dessus des nuages , au dessus des désirs, un parcours sur la cime des montagnes …des doutes , des incertitudes, des inquiétudes …une fatigue énorme à vouloir être partout …heureusement …un point d’appui …la porte de Louise …un espoir de soleil ..pour retrouver toute l’énergie …avancer encore plus …construire plus ses textes …la déesse se rêve …et elle a raison

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