
Nuit sans sommeil
l’écran éclaire mes cernes
la phrase insiste
Trois heures passées
je ferme enfin le fichier
le cœur toujours vif
Amphi du matin
ma tête tombe de fatigue
les mots s’effacent
Cours interminable
je noircis mon cahier
d’un autre monde
Travail en retard
mon esprit reste ailleurs
dans mes fragments
Je doute de tout
sauf de ce feu têtu
qui veut écrire
Corps épuisé
mais sous mes côtes brûle
une histoire vive
Je marche las
la ville ne sait rien
de mon incendie
Alors je pense
à la porte de Louise
comme à un refuge
Dans le vent froid
je prends enfin la route
vers son regard
Et ma prochaine histoire…
Ce texte est un des fragments poétiques
à retrouver dans la version brochée
de Laisse aller ton corps
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J’aime tellement tes textes,tu as un sacre talent magicienne et il va faire que grandir encore et encore et tu vas devenir bien plus visible 🙂 je te souhaite un énorme succès
Je ne sais pas jusqu’où cela mènera, mais j’aime l’idée de continuer à écrire, simplement, et de laisser les textes faire leur chemin. Avec de plaisir de les partager.
Merci de venir les lire. Ophélie
Une lente et courte descente aux enfers, ou la rétrospective d’un passage douloureux.
Heureusement, il y avait une porte de sortie, celle de Louise.
Un refuge exclusif bien à vous, et une thérapie qui vous permettra de prendre un nouveau départ.
Longue route à vous Ophélie.
Merci .Ton message me touche, parce qu’il met des mots sur quelque chose d’assez fragile à écrire.
Je ne sais pas si c’est une descente… ou simplement un moment où l’on vacille un peu.
Mais oui, il y a cette porte.
Celle qu’on pousse quand on ne sait plus trop où aller.
Merci d’avoir pris le temps d’y entrer.
Sous le poids des mots, le désir fou de l’écriture , Ophélie veut tout faire , au dessus des nuages , au dessus des désirs, un parcours sur la cime des montagnes …des doutes , des incertitudes, des inquiétudes …une fatigue énorme à vouloir être partout …heureusement …un point d’appui …la porte de Louise …un espoir de soleil ..pour retrouver toute l’énergie …avancer encore plus …construire plus ses textes …la déesse se rêve …et elle a raison
Merci Jean-Luc,
Vos mots dessinent un paysage qui me parle…
entre l’élan, les doutes, et cette fatigue qui accompagne parfois le désir d’écrire.
On croit vouloir aller toujours plus haut, mais il suffit parfois d’un point d’appui…
d’une présence, d’un refuge.
Louise en fait partie. Vous aussi.
Merci à vous.
Ophélie
Beau jeu d’haiku
Merci…
Il y a des moments où tout vacille, sauf ce besoin d’écrire.
Ce texte est né dans un entre-deux, entre fatigue et nécessité.
C’est souvent dans ces instants-là que les mots prennent le plus de place.
Merci de l’avoir ressenti.
Ophélie